Justice, Sociologie

Que faire de Salah Abdeslam ?

Maj 08/02/2018 : J’avais évidemment raison depuis le début. Abdeslam profite de son procès ultra-médiatisé non pour faire de quelconques révélations, mais uniquement comme outil de propagande islamiste :

Au procès Abdeslam, “on atteint les limites de la justice” (Courrier International)

Le titre de ce média est éloquent : bien vu Sherlock ! La justice n’a pas su retenir dans ses geôles ou bien expulser ceux qui de toute évidence vouaient leur existence à détruire notre pays. Comment douter un seul instant qu’elle se montrera également incapable de punir équitablement ceux qu’elle a laissé faire ?

“Je n’ai pas peur de vous” : à son procès, Abdeslam dit placer sa confiance “en Allah” (V.A)

Évidemment qu’il n’a pas peur. Ce minable sait pertinemment ce qu’il risque (ni la peine de mort, ni la perpétuité), il connait l’étendue de ses droits que lui confèrent les fameux Droits de l’Homme. Il se permet quelques punchlines bien dégueulasses à base de “je ne suis pas un terroriste puisque je terrorise les mécréants”, fait sa petite pub pour son idéologie mortifère, et retourne se planquer dans sa cellule, refusant d’assister à la suite du procès.

Jusqu”au prochain cirque médiatique. Jusqu’à la prochaine parodie de justice.

Bon sang, finissons en une bonne fois pour toutes. Faisons passer le message adéquat. J’ai quelques idées très précises sur la méthode à employer.

Maj 30/11/2016 : Abdeslam refuse – encore et toujours – de s’exprimer davantage sur son rôle précis concernant les massacres du 13/11/15 :

Attentats de Paris : Salah Abdeslam silencieux face au juge (Midi Libre)

“Pour la quatrième fois depuis avril” précise l’article,  ce dernier “a refusé de répondre aux questions”. Ce mutisme fait suite à une nouvelle annoncée dans les médias au mois d’octobre 2016, à savoir que ses deux avocats, belge comme français, avaient renoncé à représenter Salah Abdeslam. En cause d’après eux, le droit au silence qui est le sien et dans lequel il se mure depuis les attentats alors qu’il avait pourtant annoncé le contraire : Abdeslam avait en effet dit qu’il parlerait mais qu’il souhaitait avant cela être transféré en France, ce qui a été fait entretemps.

Depuis de nombreux mois déjà et après moult passages devant monsieur le Juge, Abdeslam reste malgré tout silencieux, ne dévoilant pas plus ses plans ni ses complices que depuis son arrestation l’an dernier. Et là une question nous brûle alors les lèvres : ce brave garçon nous aurait-il menti depuis le début sur ses intentions ? Incroyable. Son avocat français Franck Berton évoque avec un trémolo dans la voix les conditions inhumaines d’incarcération dont aurait été victime le brave Salah, notamment le fait qu’il subisse une vidéosurveillance 24h sur 24.

En tant que citoyen et victime d’attentat, je trouve ce genre de plaintes aberrante. En tant que juriste, force est hélas de constater qu’il ne fait que profiter d’un système toujours plus permissif et en faveur des pires criminels.

Alors soit, on veut le juger même si on connait tous le profil, l’idéologie, et le taux probable de récidive du type. C’est la justice moderne, que voulez-vous. Encore faut-il que le but à atteindre ait une chance, même infime, de l’être. Le fait est que j’ai tendance à penser que pour obtenir des aveux de ce genre d’enflures, il n’y a que deux méthodes possibles : Good cop and Bad cop… Je m’explique :

1/ La méthode Good Cop

Il aurait fallu dès le début être tout à fait convivial avec le pauvre Salah. Après tout ce n’est qu’une victime de la Société et du racisme ordinaire vous comprenez, quelque part ce n’est pas vraiment sa faute à lui. Voila le genre de propos qu’il aurait fallu tenir devant lui car c’est ce qu’il souhaiterait entendre : le déculpabiliser. Lui enlever toute cette pression qui pèse sur ses épaules, notamment en retirant la vidéosurveillance. Lui apporter des repas chauds et hallal, lui donner un lit king size, être bienveillant, à l’écoute. Et peut-être que devant tant d’attention et de gentillesse, le mec aurait fini par parler.

Peut-être… ou peut-être pas : soyons réaliste j’en doute fortement dans son cas, quand bien même le type serait un abruti fini à la pisse, ce que tous les indices portent à croire et notamment les déclarations de son avocat belge. Trop stupide, trop “extrémiste” : cette solution pacifiste pourrait s’appliquer à d’autres cas moins gravissimes, mais probablement pas à lui. En l’espèce, je lui préfère nettement la solution 2…

2/ La méthode Bad Cop

Je pense que vous voyez où je veux en venir donc je ne ferai pas durer le suspense, la méthode Bad Cop c’est la torture, tout simplement. Une méthode éprouvée, encore utilisée dans de nombreux pays à travers le monde tels que la Corée, la Russie ou encore les États-Unis même si ce n’est pas officiel. Hélas cette méthode a été bannie par le droit européen – voire occidental – depuis fort longtemps, trop soucieux de soigner son image et de balayer des siècles d’Histoire et de guerres.

Cela étant et si cette méthode était possible en France, nul doute qu’Abdeslam aurait parlé depuis bien longtemps, et aurait même probablement avoué jusqu’à ses vols de cartable au CE1. Sa force de conviction n’est que le reflet de la faiblesse de son ennemi : opposez lui une quelconque résistance et il pliera comme tout le monde.

Le souci, c’est que l’on n’a appliqué ni la méthode 1 ni la méthode 2, les seules valables à mes yeux. Nous sommes restés le cul entre deux chaises, refusant de nous salir les mains et de torturer cet apprenti-terroriste, tout en continuant à l’isoler et le filmer 24h/24 comme un rat de laboratoire. Résultat le gars se braque, ses avocats le lâchent, et nous revoilà dans l’impasse : au final Abdeslam aura droit à un jugement ultra-médiatisé au terme duquel on apprendra qu’il est condamné à perpétuité, sauf que la perpétuité réelle n’existe plus en France, pas plus que la peine de mort. Pendant que le brave peuple sera convaincu de son incarcération à vie, le temps fera son œuvre et Abdeslam sortira de prison d’ici une vingtaine d’années – au mieux ! – et ce dans l’indifférence générale.

Bilan des courses : encore un monstre dans la nature et des victimes sans réponse, si tant est que ces réponses existent quelque part. D’où ma conclusion, limpide, claire, précise : qu’est-ce que l’État devrait faire de Salah Abdeslam maintenant qu’il a prouvé qu’il n’avait plus rien à dire ? Le tuer, tout simplement.

Cela me parait être la meilleure option, à la fois en matière de justice mais aussi concernant ses victimes, les “simples traumatisées” comme les blessées comme celles qui ont perdu un proche dans la bataille, et qui ont toutes ce désir de vengeance ancré au fond d’elles – même si certaines refusent de se l’avouer. Car oui, il faut aussi arrêter de penser et de raisonner par rapport à eux, toujours. Et enfin penser à nous : le peuple français. Les sacrifiables. Les oubliés.

 

  1. Hervé

    On devrait le garroter comme sous Franco.

    Ou l’écarteler en place publique façon Ravaillac ou Cartouche. Serait-ce dissuasif ? Peut-être. En tout cas ça ferait un exemple.

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