On lit souvent ça et là dans la presse qu’après les attentats sanglants survenus en France et notamment les plus graves à Nice et à Paris, qu’un sentiment anti-musulman se serait libéré et développé de façon exponentielle. Que les français “de souche” seraient subitement passés du statut de bons vieux racistes des campagnes à celui de fascistes décomplexés. Qu’au final et quelque part, ce serait “nous” les grands méchants qui réagissons de façon disproportionnée à quelques faits divers issus d’une très petite minorité d’individus prônant une certaine religion.

Formulé comme cela vous aurez tendance à vous dire  “Quelle connerie!”, et pourtant… Pourtant nombreux sont ceux qui sont convaincus de cette inversion des rôles parce que “Dieu le père les médias de masse” nous le rabâche à longueur de journée : c’est nous les salauds.

Et si ce n’est pas au journal télévisé ou au travers des lignes de Rue89 que vous lirez ou entendrez ce genre de propagande, vous y aurez droit auprès de n’importe quel étudiant hippie  qui vous resservira les arguments qu’il a entendu depuis sa naissance, à savoir que “tout ça c’est à cause du vil passé de colonialiste de la France et de l’entassement dans des ghettos de ces pauvres jeunes, éternelles chances pour la France”. Ceci est un autre débat et j’y reviendrai probablement plus tard. Tout cela pour dire qu’on en revient toujours au procédé intellectuel nauséabond très en vogue depuis mai 68, celui qui inverse la charge de la preuve comme diraient les juristes : la culture de l’excuse.

Ce n’est pas à eux de s’expliquer de leurs actes, c’est à nous de les comprendre. Et à les pardonner, morale chrétienne oblige. On tue des dizaines d’innocents au Bataclan ? Vite, faisons des marches et des clips contre l’islamophobie, dépêchons nous de dénoncer les possibles amalgames, c’est la priorité absolue. Après tout le plus important, après le ciblage évident de jeunes blancs chrétiens (qui oserait nier qu’ils sont le principal public des EODM ?), c’est de faire en sorte de ne pas stigmatiser le pauvre musulman et sa religion de paix et d’amour. Cet enfoiré de Sting se permet même d’en rajouter une couche en allant jusqu’à chanter Inch’Allah lors de la soirée commémorative au Bataclan, arguant du fait qu’il souhaite être inclusif car “on est tous des victimes” : il aurait peut-être fallu rappeler à ce gaucho  que les musulmans morts le 13/11/15 n’étaient pas des cibles prioritaires mais ce qu’on appelle communément des dommages collatéraux. Hélas cette “petite” nuance parait trop complexe pour certains…

Pour revenir au sujet initial et au premier paragraphe, j’entends et lis donc parfois que la réaction des français post-attentats serait à la limite du racisme violent et décomplexé, et qu’il faudrait donc, pour y mettre un frein sévère, la dénoncer à grands coup d’effets médiatiques, comme par exemple la condamnation de ce pauvre type venu déposer des lardons devant une mosquée (le Parisien). Le mec a écopé de six mois de prison avec sursis. « Un geste plus que bête : dangereux » a même considéré le président du tribunal. On se demandera comment il qualifie les attaques racistes de policiers blancs à coups de couteau mais ça aussi, c’est une autre histoire.

Voila en gros une des agressions les plus “graves” qu’on ait pu lire provenant des français de souche après l’attentat. Ça, et également des corses qui barraient le passage à quelques femmes voilées devant leur école. Oh mon Dieu quelle horreur, quel déchainement de haine et de violence, mais que fait la police ? Blague à part, vous avez une idée du nombre d’agressions ouvertement anti-blancs depuis des dizaines d’années, actes devenus quotidiens et passés sous silence par la presse bienpensante ? Tout ça pour aboutir à une conclusion aussi définitive que saisissante : hier encore pays fier et conquérant, la France est devenue un pays de  lâches. On massacre nos familles, on roule sur nos gosses pendant qu’ils regardent des feux d’artifice, et on ne se révolte pas. Jamais. La résignation est devenue le maitre mot.

Nous pensons d’abord à garder nos belles valeurs morales et à ne pas froisser le potentiel ennemi, avant de poser ses burnes sur la table et de dire “ça suffit” une bonne fois pour toutes. Je ne dis pas non plus qu’il faut aller dans l’excès mais bon sang, on en est TRÈS TRÈS loin. Vous avez vu beaucoup de ratonnades depuis le Bataclan et le 14 juillet ? Non ? Moi non plus. Je ne dis pas que ce serait bien, loin de là, mais simplement qu’il y a un juste milieu et qu’il est consternant de voir que le français moyen ne réagit même plus quand on l’attaque de front, quand on tue ses enfants et qu’on salit son pays, ses valeurs, sa religion.

Les réactions post-attentats ? Pour résumer il n’y en a pas, ou quasiment pas. On a vu l’échec cuisant du FN aux régionales, il se reproduira probablement à l’échelle nationale quel que soit le nombre de morts d’ici là (Maj mai 2017 : effectivement…). On a vu les cités littéralement s’embraser avec l’affaire Adama Traoré, on a vu les banlieusards exprimer leur colère pour la mort de l’un des leurs, mais quand on tue plus de 250 français de souche, le français de souche ferme sa gueule.

Pour conclure et à titre tout à fait personnel, je crois que c’est un des phénomènes qui m’attriste et m’énerve le plus aujourd’hui : quelque part je peux comprendre que des islamistes radicaux nous mettent une branlée en nous assassinant par centaines, puisque ni la justice ni la vindicte populaire ne semblent vouloir s’opposer à eux : ils ont un objectif, pas de résistance en face, donc pas de raison d’arrêter ce processus destructeur et cette conquête barbare.

Je peux comprendre les islamistes, mais je ne PEUX PAS comprendre le français de souche. Celui qui tend l’autre joue quand on lui colle une beigne, celui qui passe son temps à rejeter sa colère contre l’Islam alors qu’elle serait légitime et même bienvenue. Celui qui préfère s’auto-flageller et se répéter à l’envie que quelque part ses ancêtres ou bien lui-même l’ont bien cherché, plutôt que ne serait-ce qu’une seconde songer au plan de contre-attaque.

Pour toutes ces raisons et pour bien d’autres encore, cher français moyen pour qui le respect d’un certain code moral abscons ainsi que le bien-être d’une religion hostile est bien plus important que ta propre survie, je te conchie ouvertement. Tu m’inspires  autant de dégout que ceux qui nous attaquent, car à terme c’est ta lâcheté et ta stupidité crasse qui finiront par coûter la vie aux derniers résistants. N’oublie pas que ceux d’en face seront toujours liés face à l’adversité, pendant que toi tu te complais à combattre tes propres concitoyens. Car comme dirait Gandhi :
“Là où il n’y a le choix qu’entre lâcheté et violence, je conseillerai la violence.”