La première grande annonce du président Macron en ce début d’année 2018 a déjà fait couler beaucoup d’encre. Celui-ci a en effet déclaré qu’une proposition de loi censée lutter contre les fake news serait dans les cartons de l’Elysée :

Suite à cette annonce et contre toute attente, voila qu’une grande partie de la presse ainsi que des leaders d’opinions font ouvertement preuve d’un certain scepticisme. Pourquoi “contre toute attente” ? Parce que je tends à penser que cette loi, si jamais elle venait à passer, servirait en réalité les intérêts d’une grande majorité d’entre eux. Sachant que ce processus parait éminemment liberticide – même aux yeux du pékin moyen – il serait potentiellement dangereux de la soutenir à visage découvert et il faut donc la jouer fine. Je vais donc tenter d’expliquer ici en quoi cette loi est une mascarade et une véritable imposture, comment elle favoriserait ceux qui feignent de la contester et quel impact elle aurait à terme d’après moi.

Mais avant tout cela, remontons brièvement aux origines des fake news ; pour plus de clarté nous allons décomposer le raisonnement en plusieurs parties :

I) L’apparition des fake news

Les fake news – ou supposées telles – sont pour ainsi dire vieilles comme le monde. A la limite on pourrait éventuellement définir leur arrivée avec l’imprimerie de Gutenberg, faisant passer les simples rumeurs mensongères à l’état de “vérités” inscrites sur le papier. Encore que qui sait, les hommes des cavernes s’amusaient-ils peut-être à graver des conneries sur les murs des grottes ? Blague à part, l’apparition des fake news dans le temps n’a pas grand intérêt, ce qu’il convient ici de définir c’est plutôt dans quel contexte elles sont ré-apparues et dans quelle mesure elles se sont vues désignées comme telles. D’après moi, cela s’est essentiellement déroulé pendant la campagne présidentielle de Donald Trump. On se souvient tous avec quelle insistance celui-ci faisait référence à la propagande d’État contre sa propre personne en traitant ses opposants de “fake news” :

Concomitamment à ces accusations portées et sans grande surprise, ses adversaires se sont mis à employer la même rhétorique que lui. Depuis, les fake news sont donc régulièrement associées par les journaux démocrates et leurs alliés complaisants à tout ce que dit ou fait Trump . Puis, par un mimétisme saisissant que développe le vieux continent depuis des siècles vis à vis des Etats-Unis, voilà que le phénomène est apparu dans le Camp du Bien français.

A présent en France, c’est le Pouvoir en place qui emploie cette expression pour désigner tout ce qui est selon lui contraire à la vérité – en réalité à ses valeurs – et donc cibler tout particulièrement ce qu’il appelle pompeusement la Fachosphère – en réalité ceux qui contestent ces valeurs

Ce qui permet de faire le pont avec la partie suivante (la plus importante) qui s’intéresse aux définitions actuelles des fake news – la réelle et la supposée – et à tout ce qui en découle.

II) La définition des fake news

En théorie et officiellement, les fake news (littéralement : « informations fausses ou truquées ») constitueraient des nouvelles de nature à induire en erreur, à engendrer une perception erronée de la vérité et, conséquemment, à des jugements erronés relativement aux actions et aux politiques appropriées. Pour ce faire, il s’agit de créer du contenu attirant l’attention et imitant le format de sources établies, le tout animé d’une évidente mauvaise foi et d’objectifs malveillants.

Voila pour la fable.

Maintenant, si vous avez dépassé l’âge de 10 ans ou que vous avez la chance de ne pas vivre dans une grotte, vous vous doutez que la réalité est moins rose qu’annoncée. Pour ma part et comme nombre d’observateurs (pas seulement de droite!), je tends à penser que la dénonciation des supposées fake news n’est qu’une arme idéologique aux mains d’un Pouvoir qui tente d’imposer tant bien que mal son propre dogme. La question étant, la vérité est-elle objective ? A mon sens la réponse à cette question est beaucoup moins facile qu’il n’y parait et je vais tenter d”expliquer pourquoi de façon simple et efficace :

La Terre est-elle ronde ou plate ? A question simple, réponse simple étayée par des années d’études scientifiques : la Terre est ronde. Celui qui dira le contraire sera taxé à raison d’obscurantisme religieux et donc de faire du prosélytisme pro-fake news : difficile d’argumenter contre ça, il s’agit d”une vérité objective.

Maintenant, observons plusieurs autres exemples, ici dans le domaine politique : François Fillon a-t-il perdu les élections à cause d’un complot médiatico-judiciaire ? Donald Trump a-t-il remporté les siennes grâce à un coup de pouce de la Russie ? Vous conviendrez que la réponse n’est pas aussi simple que pour l’exemple plus haut et qu’il conviendra de nuancer… sauf que…

Sauf que si vous écoutez Big Brother, il n’y a pas à nuancer puisque LUI connait soi-disant la “vérité vraie” : OUI, les révélations du Canard juste avant le 1er tour relevaient d’un parfait hasard du calendrier, et NON on ne peut censément pas ignorer l’influence de Poutine dans l’élection du candidat républicain : vu qu’il a défié tous les sondages et que c’est une ordure raciste et stupide , il y a forcément eu triche et/ou ingérence… du moins est-ce le point de vue que tente d’imposer Big Brother à grands renforts de propagande.

J’ai employé l’expression “point de vue” : elle correspond pour moi parfaitement à la situation puisque ici la soi disant vérité n’est plus une vérité objective mais une simple vérité subjective – donc un point de vue – qu’on tente de faire passer pour unique, intemporelle et incritiquable.

Alors certes j’ai pris des exemples en matière politique qui un jour -sait on jamais- pourraient voir leurs zones d’ombre dévoilées, et il serait possible qu’à posteriori il s’avère que Big Brother avait raison depuis le début et qu’il n’y avait bien un complot russe mais pas de complot français… ou bien l’inverse ! Le fait est que Big Brother SAIT que ce ne sera probablement jamais le cas et donc que sa forfaiture ne pourra jamais être révélée. Brillant n’est-ce pas ?

Vous me direz, n’y a-t-il pas d’autres exemples dans l’Histoire où d’authentiques contre-vérités ont été assénées pendant des années par Big Brother avant d’être démontées puis considérés comme fausses  ? Si, il y en a.

Comme disait si bien Schopenhauer, “Toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence.” Retenez cette phrase si vous ne la connaissiez pas, vous constaterez qu’elle s’applique partout et en tous temps. Dans l’exemple suscité, le Pouvoir (représenté par le laquais Pujadas) tente d’éluder la question, avant d’avouer à demi-mots qu’il ne conteste pas la cruelle réalité que lui expose MLP. Oui SAUF QUE pendant des dizaines d’années le Pouvoir en place (les ascendants/clones de Pujadas) a caché et nié cela, pratiquant par là même la diffusion de fake news de façon répétée et à dessein.

Autre exemple édifiant :

LCI titre en aout 2015 : Non, les terroristes de Daech ne s’infiltrent pas parmi les migrants

Outre le fait que l’actualité leur a donné tort à peine trois mois après la parution de cet article mensonger (l’enquête autour du Bataclan révélant que les terroristes s’étaient entrainés en Syrie avant de revenir en France “ni vu ni connu” au milieu de pseudo-réfugiés), on peut s’interroger sur la pertinence même d’une affirmation aussi grotesque : quand bien même AUCUNE enquête sérieuse n’aurait mis à jour de façon concrète les liens reliant les migrants et les terroristes, comment peut-on légitimement oser affirmer quelque chose d’aussi invérifiable ? Il s’agirait pour cela de scruter UN à UN chacun des migrants pour vérifier qu’AUCUN n’a de lien de près ou de loin avec un réseau terroriste, ce qui en soi est totalement fantaisiste et irréalisable. En absence d’investigations et donc de preuves, il est donc objectivement tout aussi mensonger -sinon plus- d’affirmer qu’il n’y a pas de migrants parmi les terroristes que l’inverse.

Troisième exemple, toujours aussi parlant :

Janvier 2014, le Monde titre “Le fantasme du « grand remplacement » démographique”

…et poursuit son en-tête avec cette assertion : “selon cette théorie qui circule dans les milieux d’extrême droite, les Français pourraient bientôt être évincés démographiquement par des peuples non européens.” Une “théorie” corroborée par des chiffres, des études, des expériences de terrain, devient soudain un fantasme né de l’imagination délirante de quelques fascistes en goguette. Fascinant.

Deux remarques à ce stade :

– ici comme dans tous les exemples suscités, le journaliste répand une fake news à dessein puisqu’on ne peut lui imputer une quelconque honnêteté intellectuelle ni même de la simple naïveté : il s’agit d’un mensonge intentionnel destiné à propager sa propre idéologie, par définition partiale et subjective.

– pour ce qui est de ce genre de mensonges portant sur une réalité observable, la réalité rattrape très vite ces affabulateurs : voila que quelques années plus tard, un philosophe de gauche (Onfray) vient affirmer la véracité du prétendu fantasme nazi sous l’œil blasé de publics bobos (Barthès et cie). Il est à ce titre édifiant de constater que 1) le bobo ne consent à accepter l’évidence que si c’est son propre camp qui l’énonce, et 2) il ne remue pas un cil quand on lui démontre preuves à l’appui qu’il a menti et propagé des fake news des années durant.

Car oui c’est là toute la “magie” du système, lorsque Big Brother est pris la main dans le sac il nie, il élude, il feint d’avoir toujours su (voir étape 3 de Schopenhauer), il passe à autre chose et le peuple fait de même : le pékin moyen, doté d’une mémoire de poisson rouge, oublie très vite la traitrise du Pouvoir qui balaie son précédent mensonge avec une nouvelle contre-vérité (qui ne sera démasquée que des années plus tard, et ainsi de suite). Un cercle sans fin, et une indulgence indécente du petit peuple qui ne cesse de passer l’éponge.

Cela étant et en attendant que ladite contre-vérité soit dévoilée, Big Brother ne perd pas son temps et applique à la lettre le fameux proverbe : “Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage”. Une vérité pas très facile à entendre commence à faire de plus en plus de bruit ? (Grand Remplacement, montée de l’Islam radical, etc…) Facile, Big Brother crie au complot. Le terme est lâché et le lanceur d’alerte devient soudain un illuminé, ce quelle que soit la pertinence de ses propos, le sérieux de ses sources et la rigueur de son travail.

Diffusée en cette rentrée 2018 et largement médiatisée à dessein, l’enquête menée conjointement par la Fondation Jean Jaurès et l’ONG Conspiracy Watch sur la question du « conspirationnisme dans l’opinion » a œuvré en ce sens : le journaliste Gabriel Robin dénonce d’ailleurs brillamment ce procédé qui consiste à mélanger des assertions fantaisistes (le fameux exemple de la Terre plate) à de simples opinions s’appuyant sur des thèses crédibles et argumentées. Extraits choisis : “L’idée qui surplombe l’étude est donc de prouver que les Français sont assujettis à des croyances infondées, propagées par divers organes de propagande, courants politiques radicaux ou sectaires.” (…) “Or, quel rapport entre la pensée conspirationniste et le fait que 72 % des Français interrogés considèrent que l’immigration « est un processus inquiétant, qui cause des problèmes de coexistence entre des cultures très différentes et menace à terme notre mode de vie » ?” (…) Encore une fois, une politique de remplacement de la population par l’immigration peut correspondre à un cahier des charges gouvernemental, sans toutefois répondre à une logique complotiste.

L’article entier en question, passionnant, à lire sur l’Incorrect :

« Fake news », pure players, leaks, complotisme et datas : quand les médias mutent

Le but est limpide, faire l’amalgame (c’est le cas de le dire pour une fois !) entre les authentiques complotistes et ceux qui remettent en cause de près ou de loin la doxa de Big Brother : on met tout le monde dans le même panier et c’est réglé ! D’ailleurs avez-vous remarqué, pour reprendre l’exemple initial, la différence de traitement entre les cas Fillon et Trump ? Dans le premier, la théorie du sabordage organisé CONTRE Fillon serait un complot, dans le second celle de l’ingérence russe EN FAVEUR de Trump n’en serait pas un. Traduction : Big Brother choisit ce qui est complot ou non, et il en fera logiquement de même avec les pseudo fake news. Ce qui m’amène donc à la troisième partie :

III) Qui contrôle les fake news ?

Ou comme dirait l’auteur à succès Alan Moore : Who watches the watchmen ?

Quand bien même nos guignols parlementaires seraient assez fous pour valider officiellement ladite loi anti fake news, comment pourrait-on mettre en place de façon neutre, objective et impartiale un tel projet ? La réponse est simple, on ne pourrait pas.

Personne et je dis bien personne, juge, journaliste, politologue, philosophe et tous autres corps de métier bien moins “orientés”, personne n’est neutre idéologiquement sur cette Terre. Même un parfait abruti peu cultivé a des partis pris et des idées arrêtées sur certains phénomènes sociétaux, culturels, politiques. Partant de là, qui donc désigner comme “juge des bonnes mœurs” ? Il s’avère que Big Brother a fait son choix et ce depuis un moment : la censure existe déjà, moins “tape à l’œil” que le projet de loi anti fake news mais tout aussi pernicieuse.

Dors tranquille citoyen ! Le Décodex du Monde te dit quoi lire et regarder pour penser Bien

On serait tentés de rire sous cape quand on voit avec quelle prétention un journal gauchiste comme Le Monde s’arroge le droit de distribuer les bons et les mauvais points, et donc de démêler le vrai (presse d’État) du faux (presse indépendante, donc fachosphère par nature). Il ne faut cependant pas rire trop fort puisque que je reste hélas convaincu que même s’ils sont rares, quelques pauvres hères pas très intelligents et/ou pas très curieux continuent de tomber dans le panneau.

Mais il y a pire, bien pire : le Décodex et autres saloperies totalitaires de ce genre ne sont que des conseils prodigués à la populace, qui n’est donc par définition pas tenue de les suivre. Ce qui n’a rien à voir avec la censure de facto et à priori qui s’applique au quotidien et sans crier gare, notamment sur les réseaux sociaux et hébergeurs en vogue (facebook, twitter, youtube pour ne pas les citer)

Dors tranquille citoyen ! Libé censure les fake news sur facebook et t’évite de faire le tri toi même !

On croit rêver mais non, ils ne s’en cachent pas bien au contraire : ils s’en vantent ! Des médias subventionnés et à l’idéologie formatée vous expliquent tranquillement qu’ils contrôlent l’information y compris sur les plateformes médias qui ne leur appartiennent pas. Si on récapitule il y a donc une censure en amont (le Décodex vous invite à suivre telle conduite) et si elle n’est pas suffisante il y a une seconde censure plus radicale (Libé vous force à suivre telle conduite). Belle conception de la démocratie.

Vu l’existence d’un tel arsenal plus ou moins officiel et aux contours légaux très limites (Qui contrôle ce que censure Le Monde ou Libé sur facebook ? Qui vérifie qu’ils ne servent pas leurs propres intérêts ?), on pourrait penser que celui-ci se suffit à lui-même. On serait même tenté de croire que si le président parle de créer des lois dédiées c’est parce que ces dernières n’existeraient pas : il viserait donc, quelles que soient ses intentions initiales, à combler un vide juridique.

Oui mais… quel vide au juste ?

IV) Quel est le dispositif législatif en place en France ?

Libération lui-même l’affirme (mais n’en est pas moins complice de la désinformation d’Etat- voir introduction), le droit français reconnaît déjà l’existence de fake news : dans son article 27, la grande loi de juillet 1881 qui régit la liberté de la presse prévoit la possibilité de punir d’une amende de 45 000 euros «la publication, la diffusion ou la reproduction de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler». Cette disposition s’applique en cas de diffusion «par quelque moyen que ce soit» et concerne donc l’ensemble des médias, écrits, audiovisuels ou électroniques. (…) Le code électoral punit, lui, d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende «ceux qui, à l’aide de fausses nouvelles, bruits calomnieux ou autres manœuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages». (…) Enfin la loi pour la confiance dans l’économie numérique de 2004 permet quant à elle au juge, «en référé ou sur requête», d’ordonner à des prestataires techniques de «prévenir» ou «faire cesser un dommage occasionné par le contenu d’un service de communication au public en ligne».

extrait de : «Fake news» : la fausse piste de Macron, ou quand Libé fait mine de cracher dans la soupe…

L’existence de cet arsenal législatif permettant à lui seul de prévenir et sanctionner les fake news en tant que “fausses nouvelles de nature à induire en erreur” (définition officielle, voir partie II) corrobore de facto mes propos accusatoires : si cet arsenal existe, que la loi est applicable et appliquée, pourquoi diable tenter  d’en créer un nouveau ?

En effet, sachant qu’il existe déjà un dispositif légal réprimant les contre-vérités objectives et sachant qu’un double dispositif serait dangereux en plus d’être improductif ( lequel employer dans quel contexte ? Ce serait la porte ouverte aux pires imbroglios juridiques ) il parait dès lors évident qu’une loi “anti fake news” poursuivrait un objectif différent, à savoir sanctionner les contre-vérités subjectives (voir partie II pour les différences)

Des contre-vérités qui seraient désignées comme telles par des décideurs juges et parties : la boucle est bouclée puisque ainsi la “vérité” non punissable ne serait  que le reflet de leur propre idéologie et la “fake news” le terme désignant un avis contraire émanant de l’opposition, donc qu’il convient de faire taire : aujourd’hui au moyen d’une solide et agressive campagne de désinformation, demain grâce à la loi (et à la complicité des juges rouges).

Conclusion

A mon sens il y a deux façons de voir la chose, les voici exposées :
– le “verre à moitié vide” : il s’agit là d’une tentative de mise en place d’une censure d’État sans précédent qui ne dit pas son nom. La répression risque d’être impitoyable si cette loi venait à être promulguée et il faudrait redoubler de vigilance et d’ingéniosité pour échapper à un Big Brother toujours plus totalitaire.
– le “verre à moitié plein” : il s’agit de se focaliser non pas sur les conséquences  mais sur les causes de cette censure. Si Big Brother est aussi virulent, c’est parce qu’il sent que son emprise sur le petit peuple vacille. Beaucoup de français moyens, hier encore particulièrement dupes, conchient aujourd’hui ouvertement les médias traditionnels : les livres d’un Zemmour ou d’un Obertone ne se sont jamais aussi bien vendus, et les sites et les blogueurs dissidents n’ont jamais fait autant d’audience.

Si Macron et ses alliés emploient de si grands moyens, c’est parce qu’ils ont PEUR. Peur de perdre le contrôle des masses. Peur du dynamisme et de la qualité de la pensée de droite. Maintenant qu’il est dos au mur, le Pouvoir vacillant tente le tout pour le tout. En soi sa mauvaise santé est une bonne nouvelle, même si les prochains mois/années risquent d’être difficiles pour la dissidence.

Quoi qu’il en soit, espérons que ce projet législatif puisse être contrarié d’une quelconque façon avant son aboutissement : non par la raison (car le Pouvoir sait que ce qu’il fait est “mal”) mais grâce peut-être à l’opposition qui saura se montrer convaincante afin d’enterrer ce projet ubuesque. Opposition qui feindra de lutter en faveur de la libre-expression mais qui, en réalité, sera surtout contrariée que la propagande officiellement autorisée ainsi que la censure totalitaire ne proviennent pas de son propre camp.

Mais bon après tout, ne dit-on pas qu’il n’y a que le résultat qui compte ?