Sociologie

Ré-information : instiller le doute chez le gauchiste.

Nous avons pu le constater avec la victoire de Macron, le pouvoir des médias traditionnels, presse et télévision, est encore considérable en France : ces derniers conservent une influence énorme sur le quidam moyen – appelons le Jean-Gauche. Là ou des médias américains surpuissants ont malgré tout échoué à faire élire leur candidate face au populiste Trump, les médias français, eux, ne s’en laissent pas compter. Leur poulain est arrivé sans encombres au sommet, Jean-Droite n’ayant rien pu faire face à leur terrible puissance de frappe.

Que faire alors ? Comment réagir ? Certes, dans un premier temps blâmer Jean-Gauche pour sa bêtise et son caractère hautement influençable. Ça défoule, mais ça ne nous amènera pas bien loin. Car oui, il est malgré tout nécessaire de faire les comptes à un moment donné et se rappeler que sans le vote de Jean-Gauche, on l’a dans le baba, l’immigration massive et le regroupement familial faisant le boulot de façon toujours plus intensive. Il faut donc le rallier à notre cause, même s’il s’agit d’un boulot ingrat. Si aujourd’hui Jean-Gauche continue à s’amuser à faire “barrage à la Haine” avec ses amis à l’hygiène douteuse, il faudra bien qu’il réalise que demain, avec le changement de population qui s’annonce, il aura le choix entre un président islamiste et un président islamiste. Ce “demain” arrivant très vite, il est donc indispensable de lui ouvrir les yeux d’ici là.

Ce qui m’amène au “second temps “avec Jean-Gauche : le ré-orienter vers des sites de ré-information – la honteuse “fachosphère” qui va de Valls et Finkelkraut à Camus et LeLay – et éventuellement vers votre propre pensée si vous possédez une qualité de synthèse remarquable.

Oui mais avant d’arriver à cette étape, il faut qu’il lâche progressivement les médias généralistes ou du moins qu’il prenne du recul face à eux. Le problème est le suivant, vous ne pouvez vous contenter d’une affirmation et dire tout de go à Jean-Gauche : ton journal favori te ment tous les jours. C’est certes vrai, mais il n’acceptera pas cette vérité.

Pourquoi ? Parce que pour Jean-Gauche, “son” journal (Libé, l’Express, l’Huma, etc…) qu’il lit depuis maintenant des dizaines d’années est un peu comme Dieu le Père. Il lui donne des leçons de morale, des nouvelles biaisées du monde qu’il analyse au travers de son prisme idéologique et qui le rassurent quant à sa morale et sa sécurité. Il le dorlote au quotidien en lui rappelant que c’est LUI qui a raison, et qu’EUX ont fatalement tort (le camp du Mal, toujours les mêmes). Dès lors, vous ne pouvez remettre en question les fondements de cette croyance en vous contentant d’une unique assertion. Ce serait comme affirmer à un religieux pratiquant ” ton Dieu n’existe pas”, cela n’aura aucun intérêt puisqu’il n’ écoutera plus, dès lors, le moindre de vos arguments. Autant lui glisser directement un bouchon de cire dans les oreilles, le résultat sera identique.

La solution se trouve donc sur le long terme et doit se faire de façon progressive : ne pas attaquer frontalement Jean-Gauche, mais tenter d’insinuer peu à peu le doute en lui quant à l’authenticité des informations contenues dans sa Bible journalistique.

Le doute, c’est déjà 50% du chemin parcourus.

Je sais ce que beaucoup d’entre vous doivent se dire : c’est bien beau d’attaquer sur le “long terme” mais nous ne pouvons plus nous offrir ce luxe, cette échéance étant lointaine tandis que le chaos se déroule sous nos yeux – à très court terme donc. Je conçois donc qu’il soit compliqué d’attendre, et bien plus tentant de foncer dans le tas sans prendre de pincettes.

Croyez-moi, j’ai déjà essayé. A tous ceux qui croient que la parole est d’or lorsqu’on est un rescapé d’attentat, je répondrais : Ah ah ah. Plus prosaïquement : pas du tout, loin de là. Pour certains ce sera même le contraire, assimilant la tragédie du 13 novembre à un traumatisme qui aurait altéré gravement le jugement (lire à ce titre Pour en finir avec l’argument “tu es de droite dure parce que traumatisé”).

Si j’ai pu croire un temps que mon statut me permettrait d’obtenir une certaine liberté de parole ainsi qu’une écoute plus prononcée (mêlée d’empathie pour certains) : il n’en est rien. Personne ne possède cette carte VIP. A ce jour les seules catégories d’individus que j’ai pu voir s’exprimer librement au milieu de la bobosphère sont les apostats et/ou musulmans dits “modérés” : Oukacha, Al-Husseini, Zineb El Rhazoui, et d’autres figures montantes telles que Fatiha Boudjahkat ou Lydia Guirous. En d’autres termes, pour avoir le droit de taper ouvertement sur l’Islam et la collabosphère, il faut être arabe. Et encore, quand bien même ces gens jouiraient d’une certaine liberté de parole dans les médias du Système, nul doute que leur vie privée ne doit pas être d’un calme olympien avec les énergumènes islamistes qui doivent les stalker jour et nuit. Et encore (bis), je n’ai pas remarqué qu’on les écoutait particulièrement malgré leur culture et leur lucidité.

Dans ce cas, que faire lorsqu’on est un “simple” français de souche ne disposant pas de la puissance de frappe de Big Brother ou du moins, ne réussissant pas à s’y insérer ponctuellement (contrairement à un Zemmour) ?

Comme je le disais en début d’article, il faut y aller pas à pas. Communiquer à son échelle. Ne pas faire fuir le gauchiste (cette pauvre petite bête) avec des propos trop virulents, mais lui exprimer la même idée avec des termes qui lui parleront et ne l’effraieront pas. Par exemple, ne lui parlez pas de “Grand Remplacement”, expression somme toute légitime que les médias ont réussi à faire passer dans le Camp de l’Extrême Droite par un bourrage de crâne intensif. Montrez lui plutôt des tableaux sur l’augmentation des dépistages de drépanocytose, ou bien des comparaison d’actes de naissance avec ceux de décès (et les noms qui vont avec) : Ne lui amenez pas le résultat, amenez-le au résultat, là est la subtile nuance.

Autre chose : Choisissez vos sources avec grand soin. Inutile de citer le Menhir même si ses paroles illustreront parfaitement votre propos. Rappelez-vous que pour Jean-Gauche, citer du Jean-Marie c’est un peu comme sortir une tirade issue de Mein Kampf. Et oui Jean-Gauche n’est pas un franc adepte de la nuance, vous commencez à être habitués, il faut faire avec.

Prenez le moins de risques possibles, quitte à citer carrément du gauchiste sorti du bois histoire d’apaiser Jean-Gauche et de le faire entrer doucement dans le bain (à température ambiante). C’est exactement comme la fable de la Grenouille : ne plongez pas Jean-Gauche trop vite dans la marmite ou il s’y brûlera, n’oubliez pas qu’il sort de dizaines d’années de conditionnement…

Le paradoxe de la grenouille qui voulait être cuite

Mine de rien vous commencez presque à avoir l’embarras du choix entre les Céline Pina, Michel Onfray, et autres Alain Finkelkraut. Ces derniers ont encore pignon sur rue contrairement aux intellectuels de droite qui, à l’exception de quelques rares Goldnadel ou Zemmour, ont tendance à être très vite ostracisés. Usez et abusez de leurs argumentaires. Avec l’accumulation, Jean-Gauche sera bien forcé de reconnaitre que même dans son propre camp, des voix dissidentes se font entendre !

Quelques pistes récentes de réflexion :

Du Céline Pina : Prières de rue à Clichy : lettre ouverte de Céline Pina au ministre de l’Intérieur

Du Finkelkraut : “Il y a 145 lieux de culte musulmans en Seine-Saint-Denis pour 117 lieux de culte catholiques”

Du Fatiha Boudjahlat : «Les néo-féministes sont les idiotes utiles des indigénistes»

Alors certes j’entends parmi les Jean-Droite que certains ont des scrupules à citer ouvertement des intellectuels qui auraient “retourné leur veste” (hello Finky !). A ceux-là je répondrais : peu importe votre avis, passé ou actuel, sur celui qui profère des sentences intelligentes et ouvre les yeux sur le Danger actuel. L’heure n’est pas à la distribution des bons points mais à la (re)conversion idéologique, ni plus ni moins.

Enfin, un dernier point : n’hésitez pas à user de votre (relative) liberté de parole dans les soirées mondaines auprès de gens que vous sentez susceptibles de “glisser” du côté lumineux de la Force. Zemmour l’a insinué de nombreuses fois, en se glorifiant notamment de l’excellente santé de ses ventes en librairie : nous vivons dans une société de Droite -qui ne s’assume pas- dirigée par des élites de Gauche -qui ne s’assument plus, ou si peu. Les gens de Droite existent, ils ont juste peur de s’affirmer.

A vous donc de vous montrer adroit et de faire preuve d’éloquence en vous servant des conseils distillés dans les paragraphes précédents. Il est évident qu’il faut choisir ses combats : ne vous amusez pas à soutenir le dernier article de Gabriel Robin sur Boulevard Voltaire dans une assemblée de mélenchonistes : vous n’en sortiriez pas vainqueur. Non, sachez distinguer les gens de bon goût qui n’osent pas (encore) prendre la parole, ceux qui craignent le regard accusateur de leurs collègues ou la désapprobation de leur épouse. Parlez librement et franchement, exprimez vos idées de Droite en les ayant pensées, synthétisées, sourcées. Vous verrez que certains autour de vous commenceront peu à peu se lâcher, puis peu à peu ce seront carrément eux qui lanceront les débats (“Tu as vu la nouvelle proposition de loi de LePen, pas mal non ?”). Je parle en connaissance de cause.

Bref, vous avez d’ores et déjà quelques éléments pour faire pencher la balance : continuez à lire autant que vous pouvez, des livres d’auteurs (politologues, apostats…) comme des sites de ré-information. Discutez avec les gens de terrain (policiers, professeurs, médecins…). Transmettez votre savoir, patiemment, sans relâche. Et enfin, à l’occasion, parfois sans prévenir, récoltez les fruits de votre dur labeur.

La ré-information est une tâche immense et fastidieuse. Alors autant commencer tout de suite !

  1. Greg

    Est-il viable d’user son énergie à essayer de convaincre jean-gauche de la réalité ?
    Ne vaut-il pas mieux que jean-gauche reste avec les chances pour la France ?

    Qu’il vive dans son monde nihiliste et que ses enfants se fassent traumatiser par les cpf, ce qui leur ouvrira peut-être les yeux, et les sauvera.
    Que sa maison perde toute valeur au milieu d’un magnifique quartier devenu bidon-ville.
    Que sa femme se fasse violer sans son jardin et qu’il en crève dans un apothéose multiculturelle de mains coupées et de décapitations.

    Est-ce juste un imbécile, qu’il faut pardonner, car il ne sait pas ce qu’il fait?
    Ou est-ce un traitre, responsable d’avoir ouvert les portes de la forteresse aux barbares, signant la mort de tous ses innocents habitants.

    Mais peut-être que je manque d’empathie pour ces ennemis qui m’ont déclaré la guerre de manière unilatérale, et qui ont déjà tué tant de mes frères…

    • Joe Bauers

      Alors en fait comme j’expliquais brièvement en intro, ce n’est pas tant par empathie que je conseille de faire ce devoir de ré-information : c’est par pur pragmatisme. Le problème étant qu’on ne va pas redresser le pays avec la petite poignée de droitards décomplexés qu’on a sous le coude, c’est pour cela qu’il faut encore libérer la parole et décoincer les “modérés”. Je ne parle évidemment pas des mélenchonistes et autres punks à chien qui sont des cas perdus.

      • Greg

        Oui c’est vrai et je l’avais bien compris.
        J’ai commencé à penser à voix haute et je me suis un peu emballé on dirait ^^
        Je crois que j’ai épuisé mon stock de patience sur des droitards affirmés qui votent à gauche en permanence…

  2. Hervé

    Article très intéressant.

    J’ai voté Mélenchon et… je le regrette. J’ai l’impression de m’être fait arnaquer dans les grandes largeurs.

    Il n’aura plus mon vote 😉

    Maintenant j’hésite à voter Asselineau, c’est lui dont les propositions me plaisent le plus (frexit notamment). Est-ce une bonne décision ?

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