Quelques jours après l’attentat ayant couté la vie à deux jeunes marseillaises en ce début de mois d’octobre, j’avais rédigé un court texte sur ma page facebook incitant les gens à faire preuve d’une vigilance accrue.

Cette réflexion a été reprise  par l’ami VV qui m’a fait l’honneur d’en faire une vidéo youtube où il lit mon texte, le tout agrémenté de quelques effets sonores. Le résultat est disponible ci-dessous (mon post original a également été retranscrit un peu plus bas).

Bonne écoute !

Mon post initial, daté du 3/10/17 :

Je me faisais cette réflexion tout à l’heure en prenant le bus : 48h seulement après l’attentat ayant endeuillé Marseille, personne ne semble vouloir prendre de précautions particulières dans les transports publics.

Tandis que je suis vissé devant la porte de sortie, scrutant le moindre mouvement des badauds qui montent et descendent, je constate que je suis le seul à avoir cette attitude. Tous, le nez dans le portable, l’attention portée sur leur mp3, ils se foutent complètement de qui monte ou qui descend malgré l’actualité dramatique.

Ce n’est pas leur cousine, se disent-ils. Ou bien ce n’est pas leur ville.

Ou si ça c’est passé dans leur ville, ce n’est pas leur quartier, pas leur rame de métro.
Toujours une excuse pour repousser ça dans leur esprit et penser à autre chose.

J’imagine, car je ne connais ni les circonstances exactes du drame ni l’idéologie des victimes, que les jeunes marseillaises avaient peut-être remarqué, même du coin de l’œil, un jeune nord-africain, l’air agité, rôder pas très loin d’elles.

J’imagine aussi que, paralysées par l’idéologie bienpensante qui leur intime de ne pas faire d’amalgames même quand on dénombre un attentat par jour, elles n’ont pas songé à s’écarter de l’individu suspect, à ne surtout pas lui tourner le dos, de peur de se montrer stigmatisantes et de donner raison au “parti de la haine”. Je ne les blâme pas pour autant, je suis juste sincèrement triste et désolé pour elles.

Je pense à tous ces gens qui préfèrent s’accrocher jusqu’au bout à cette bienpensance qui lutte contre leur instinct naturel, celui de se méfier de certaines catégories d’individus dans les lieux publics, pas forcément des blonds aux yeux bleus donc.

Vous n’avez pas peur dites-vous ? J’en suis fort désolé, vraiment. Car dans ce cas-là comme dans bien d’autres, si jamais vous êtes confrontés à la barbarie islamiste, c’est pourtant bel et bien la peur qui vous sauvera la peau.

A être trop inquiet ou trop tranquille d’esprit, je privilégie la 1ere solution : 99% du temps cela sera une perte de temps. Mais si ça peut m’épargner d’être poignardé à mort le 1% restant, je pense que ça vaut définitivement le coup.